Accueil Date de création : 04/09/07 Dernière mise à jour : 29/09/08 00:02 / 180 articles publiés

Souvenirs du Cambodge / Laos  (Souvenirs) posté le samedi 13 septembre 2008 10:03

Nous sommes arrives a Phnom Phen depuis le Vietnam. Les formalites d immigration se sont revelees etre tres faciles. Nous avons fait cela a la frontiere meme, en 20mn.

Phnom Phem est une ville un peu deglinguee. Certain coins sont renoves, mais dans l ensemble, il y a surtout de vieux batiments en beton sans charmes. Nous ne nous attardons pas. Mais nous remarquons de suite que les gens ont le sourire. Le contraste est grand avec le Vietnam. Nous redevenons une curiosite. On voit aussi que les gens sont pauvres. Les facies sont tres interressant. Apres etre aller en Inde, puis en Chine, je trouve que les gens sont un veritable melange des deux. Puis je realise que la region s appelle logiquement… l Indo-Chine !

On remarque egalement que la majorite est composee de jeunes. Lorsque l on croise des personnes plus agees on pense a ce qu ils ont vecu, vu. On lit que les boureaux d hier sont en tres grande parti impunis et cohabitent au quotidien avec leurs anciennes victimes. Rien n est perceptible, mais le savoir est troublant.

A la descente du bus nous sommes assaillis par des tuk tuk locaux. On pretend savoir ou l on va, histoire de prendre un peu nos distances. La foule nous suit - rate. On fini par monter dans un vehicule qui, pour 1$, nous amene a notre hotel qui se revele etre … 100m plus loin. Il est mort de rire, nous aussi. Le petit filou.

Au Cambodge il y a trois rentrees principale de devise etrangeres pour le gouvernement : Phnom Phen, Sihanoukville, et Siam Reap. Entre ses trois villes les routes sont bonnes et l on trouve facilement des bus.

Sihanoukville, au sud, est la station balneaire du pays. L endroit ou les expats viennent prendre le soleil et profiter des plages de sable. Nous sommes descendus passer Noel las bas.

La route entre Sihanoukville et Phnom Phen a ete construite par les chinois, de maniere a faciliter les arrivees de marchandise par la mer dans le pays.  La Chine investit maintenant pour relier le nord du Cambodge au Laos et a son territoire.

En ville, nous nous excentrons du bord de mer plus touristique pour se poser au pied d une colline, devant l ocean. On est content de nous. L endroit est superbe, l eau est a 34. Il y a peu de gens et on se promene facilement en moto dans les environs.

Nous avons d abord hesite a louer une moto a notre hotel, car la police – corrompue - est reputee pour arreter les touristes et demander des sommes pour des motifs exotiques. Apres s etre renseigne, il apparaît que l hotel paye la police en avance et que celle-ci, en retour, laisse les vehicules de l hotel circuler paisiblement. La corruption pre-payee, quelle invention ! Nous n auront aucun probleme de ce type durant notre sejour.

La vraie ombre au tableau est autre : le quartier proche de notre hotel s est vu transforme l annee derniere en centre de bar a filles. Aucune indication de ce changement dans nos guides. Apres y etre arrive par hasard le premier jour, nous l evitons. Les cliches sont tous la, on y voit de gros et gras europeens entourees d asiatiques « deguisees » avec talon et minijupe.  Le clou est que l on apprend plus tard que les personnes qui ont ouvertes ses bars sont des francais. La honte.

On croise d ailleurs d autres europeens « echoues » - et un peu en fuite - a Sihanoukville, ils gerent des guesthouses, des pizzerias ou ne font rien. Tous disent quand meme que « c etait mieux avant » et ont peur du development actuel du coin. Leur bon filon semble s epuiser, de nouveau hotel luxueux sont construits par les russes, le port se developpe. De notre cote nous craignons que le pays suive l exemple de la Thaïlande et son tourisme sexuel.

Nous partons ensuite visiter les temples d Angkor a Siam Reap. On retrouve un tourisme international. La ville de Siam Reap semble etre en plein essor, decidee a exploiter au maximum son potentiel touristique dans les annees a venir. Nous sommes en fait surpris que cela ne soit pas deja le cas. Nous visitons les temples sur trois jours. Certains sont tres populaires, d autre desertiques. Le site est immense. Tous sont splendides. Les gravures sont incroyablement preservees.

Une fois notre visa recupere a Phnom Phen, nous partons ensuite pour le Laos en suivant le Mekong. Ces etapes moins touristiques sont d un grands calmes. En ville, il ne se passe rien, en debut de soiree les gens se reunissent pour boire des bierres pres du mekong et jouer, aux cartes, aux footvolley etc. Tres peu de touristes. Plutot des sacs a dos. Il n y malheuresement plus de bateaux de commerce remontant le fleuve. Tout se fait desormais sur la route. Nous prenons donc des bus, camionettes etc.

Arrivee a la frontiere il n ou faut alterner bateaux, minivan et camionette pour entrer au Laos. La route est mauvaise. Faire ces quelques kilometres nous prendra la journee. On quitte le pays content. On se dit que avec un peu plus de temps, en ciblant les parties moins touristiques et plus difficiles d acces on pourrait decouvrir un autre Cambodge.

Nous ne resterons que 2 semaines au Laos. La bas nous retrouvons la meme situation qu au Cambodge : il n y a qu un seul axe routier qui traverse le pays et en sortir demande beaucoup de temps et d energie.

Nous remontons donc le pays sur son axe principal, du Sud au Nord pour rallier Luang Prabang. Entre temps nous faisons une halte a Vang Vieng. Vang Vieng est un exemple typique de mauvais tourisme.

Quand un pays est prêt a tout pour attirer les touristes et leur devises, cela donne un endroit comme cela. Ici on est en plein fantasme adolescent. La rue principale est remplie de bars passant des series US en boucle. On peut voir Friends par exemple, installer sur des banquette en mangeant des gateaux a la majijuana a longueur de journee. L attraction locale est la descente de riviere en bouee. Sur le chemin de nombreux bars jouent de la musique rock, reggae ou techno a fond et propose de l alcool et autre drogue a bon marche. Resultat ? Une foule de jeune entre 18 et 21 ans vient « s eclater » a Vang Vieng .

On profite de l endroit, naturellement magnifique, en se tenant eloigne du delire locale. Trop vieux ? Trop mures ? (  ah ah {#}) ce tourisme la ne nous attire pas.

 A Luang Prabang nous retrouvons un tourisme plus mature. La ville, avec ses monasteres, ses temples et son histoires est magnifiques. On a l impression de retrouver les parents des gamins se defoncant a Vang Vieng.

Nous quittons l Indochine a Bangkok, apres quelques masages de grandes qualites. La pauvrete du Cambodge et du Laos expose ses pays a un tourisme minable. On s inquiete un peu. On espere que, pour continuer a se developper economiquement, ces pays ne vont pas trop s abaisser a satisfaire les instincts les plus basiques des touristes. Ces pays, de part leur culture, leur nature, et leur histoire ont tellement plus a offrir ! Un autre voyage ici nous tenteras surement, avec plus d experience nous pourrions cibler des parties plus traditionnelles du pays. Partie remise !


Coups de coeurs: Sihanoukville, les temples de Angkor, la remonte du Mekong, les 3000 iles a la frontieres Cambodge/Laos, Luang Prabang


Budget: 15 Euros par jour et par personne

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Souvenirs du Vietnam  (Souvenirs) posté le vendredi 12 septembre 2008 23:57

Le Vietnam a ete une etape speciale pour nous. Pas la plus reussie de toute.

Nous sommes arrives a Hannoi, dans le nord du pays. On a loge dans le vieux Hannoi : melange de batiments d epoque coloniale, de petits commerces et de restaurants de rue : une veritable fourmiliere. De partout des scooters. La rue est un fleuve de vehicule, on traverse difficilement. C est assez unique une telle densite de moto et de velo. On n a jamais vu cela. Les gens sembles tous travailler durs. On ne voit personne assis a ne rien faire et le rythme de travail est eleve. J aime bien voir les gens porter le chapeau vietnamien qui se  revele tres photogenique.

On sent que le pays est ouvert au tourisme depuis plus de 10ans deja. Les hotels sont de tres bonnes qualites, Il y a des agences de voyages a chaque coin de rue. Les excursions sont variees. Les transports de ces excursions se font uniquement entre touristes dans de beaux bus climatises. De nombreux touristes, de toutes classes d ages et de tous pays sont en ville. On sent une grande organisation et on se dit que c est une bonne destination pour etre « pris en charge ».

Nous nous renseignons de part et d autre. Comme dans chaque pays nous tentons d etablir notre parcours dans le pays, avec en tete de visiter le Cambodge et le Laos ensuite. Par quelle frontiere passer ? Quelle ville, quelle region privilegier ? Ou sont les routes les plus particables ? On etudie notre Lonely Planet. Je m amuse d avoir emporte au moins 5kgs de guide depuis l Europe. Sur chaque trottoir on trouve des copies, dans toutes les langues, pour des sommes derisoires.

Pour nous les renseignements hors agence de voyage sont difficiles a obtenir. Si l on ne veut pas acheter un « package » local, on ne nous dit plus rien. Nous qui avons l habitude de voyager en bus locaux, en train, sommes un peu surpris et agaces. On n abdique pas et, au terme de galeres, on arrive a voyager sur de petits trajets en transport en commun locaux.

Mais les prix proposes sont exorbitants. De vraies arnaques. On le signale gentillement. Les negociations s eternisent, l interlocuteur s enervent ou font mine de s enerver avec conviction. On est pas tres a l aise dans ce climat. On a bien change de pays. Fini les plaisanteries Indiennes, les arrangements chinois. Ici on ne s en sort pas vraiment dans la bonne humeur et l on ressent une certaine froideur des vietnamiens vis-à-vis des touristes. C est comme ils disent ou rien.

Un enfant me rentre dedans, je souris en regardant ces parents. Rien en retour. Je ne sais que dire. Est-ce une consequence de l histoire du pays? Des guerres ? Un exces de touristes ? Ici nous ne sommes plus des « stars » et cela nous change.

Nous faisons un aller retour a la baie d Halong. C est un vrai decors de film. On passe une nuit a bord d un des milliers de bateaux qui naviguent dans la baie. Nous dormons au milieu des pains de sucre emergeant de la mer. C est vraiment un endroit qui stimule  l imagination. On est heureux.

A bord d autres le sont moins. Il y a des prises de bec entre touristes et organisateurs. La meme « croisiere » ayant ete vendue a plusieurs prix allant du simple au double, certain se plaignent en se rendant compte de la supercherie. Un couple de faux Beckam qui croit avoir achete une croisiere romantique et rafinee se plaint de la qualite des cabines… On observe. Plus le faux David s enerve, plus le guide se tait et l ignore. Echec et mat, rien a faire, rien a dire devant un tel silence. S enerver ne sert en tout cas vraiment a rien.

Pas emballe par la difficulte a voyager en sac a dos independant dans le pays nous decidons d anticiper notre arrivee au Cambodge.

On part un peu decu. Peut etre meme un peu vexe. Je me dis que c est un endroit ou il faut plus de temps, sortir des sentiers battus et une autre etiquette que celle de touriste pour rencontrer les locaux dans d autres conditions et apprecier le pays.


Les coups de cœur : la baie d Halong


Budget : 20 Euros par jours par personne


 

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Souvenirs du Japon  (Souvenirs) posté le jeudi 11 septembre 2008 18:58

Le Japon est un pays mysterieux. C est une banalite de le dire mais une realite de le vivre.
Nous avons commence notre semaine de visite a Osaka, petit Tokyo du sud de l ile. Des l arrivee a l aeroport la modernite nous frappe. Les formalites de douane sont expediees en quelques minutes, prise de photos, empreintes digitales.

Sur le tapis roulant, nos sacs a dos nous attendent deja. Dans l aeroport, le centre d informations touristique nous prend en charge. Distribution de brochures, prospectus et informations sur la ville. On propose d appeller pour nous reserver un logement. On nous explique les differents systemes de transport, forfaits etc. Pour chaque pays il semble y avoir une brochure dans la bonne langue. Nous prenons les informations necessaires et partons en centre ville. Nous passons la soiree en ville.

On baigne en plein cliche. Les jeunes japonais filles ET garcons ont des looks extraodinaires. Fourrure, maquillage, ils sont tres branches et styles. Les karaokes sont pleins, on voit de gens qui ont trop bu. Les Sushi train sont remplies a toutes heures. C est la nourriture la plus abordable. Quelle bonne surprise, on adore cela. On s assoie et regarde defile les differents modeles de sushi sur un tapis roulant on se sert ou on commande et un petit train nous amene le plat. Le chef coupe de grand poisson devant nous. Les gens rigolent enormements avec nous, entre eux. Les salles de jeux sont egalement extremement populaires. Certains jeunes semblent habiter dedans. Les yeux rougies, ils enchainent les parties. On parle de manga avec eux, ils connaissent evidemment Dragon ball, Les chevaliers du zodiac etc

On passe devant des cybercafes qui font office d habitation. On ne loue pas un ordinateur, mais un petit salon de 4m carre avec TV, DVD, PlayStation, internet et canape. On reste a l heure. Les Japonnais les plus demunis passent les nuits la bas.

Notre hotel est egalement un modele de proprete.
Le deuxiemme jour nous partons en TGV local - superbe - pour Kyoto. On loge dans une guesthouse. De maniere generale, le logement et la nouriture sont meilleur marche que ce que nous pensions. C est une bonne surprise. Seul le transport est tres cher.

Notre hote nous recoit de maniere extraordianaire.
Premier cours: comment enlever ses chaussures a l entree.
2: comment essuyer le dessous de son sac avec la serviette mise specialement a disposition.
3: quels chaussons mettre dans le salons, quels chaussons mettre aux toilettes, sur la terrasse etc.
4: a l aide d un lit miniature et d une poupee type Barbie, il nous montre comment defaire notre lit et rendre les draps a la fin de notre sejour. On est bouche bee. On ecoute tout, comme a l ecole, avec l envie de bien faire.

Un jour je ne sais pas ce que je dois faire de la bache qui recouvre les velos. panique, je n avais pas recu d information sur le processus a suivre. Je la cache en esperant ne pas etre surpris et gronde!

Le logement a tout pour plaire a un touriste, jardin japonnais, pieces separees par des portes coulissantes, table basse chauffante. L architecture typique que l on s imagine. On adore. Les toilettes nous font rire: tout informatise, jet nettoyeur, souffleur d air chaud, siege chauffant.

Kyoto la ville "culturelle et traditionnelle" du pays. Il y a une architecture basse, de nombreux temples. Bien loin de l image strereotypee du japon moderne. C est l automne, tout les erables sont rouges. Magnifiques. On va de visite en visite, souvent au milieu de ecoliers en sortie de classe : hurlements, V de victoire sur toutes les photos. Un enthousiasme debordant.

Jours suivant : nous allons a Hiroshima, visiter Aya, amie datant de mes etudes a Londres.

La ville est extremement interessante de part son histoire et la maniere dont elle a rebondi. Desormais auto-rebatisee « peace capitale », Hiroshima est une ville qui milite pour la paix, et contre toute forme de nucleaire. Les habitants se considerent comme des rebelles, en conflits reguliers avec leur gouvernement national sur les sujets de l energie, de l armement.

Le musee sur la bombe et la destruction d Hiroshima nous laisse pantois. C est vraiment une reussite. On ressort horrifier de tant d organisation a detruire. De tant d efficacite et de moyens donnes a la guerre. Le ton est neutre, on montre les horreurs commises par les japonais en detail. En parallele les villes usines, les chercheurs du monde entiers, les politiciens, aux Etats Unis, preparant, plannifiant, speculant, sur la bombe et ses effets humains, geopolitiques. Une seul conclusion a la fin de la visite: la honte de pouvoir en arriver la de part et d autre. Une critique generale de la guerre. Et le regard bien triste sur notre realite.

On est loge dans sa famille. La nous passons en immersion totale et mesurons a quel points nous sommes loin de connaître leur culture.

Les repas sont des moments de franches rigolades. Les parents d Aya ne parlent pas anglais, Aya sert difficilement d interprete a tout le monde en meme temps. Les mimiques, les bruits, toute l expression et la communication nous sont vraiment etranges.
La nourriture est exquise. « sushi party !! » Le pere me sert constamment de l alcool de riz. Verre vide, verre re-remplie. Il a des eclats de rire me rappelant les dessins animes. Bras tendus au ciel, bouche et yeux grand ouverts.  La mere est fascinee par nos gabaries. Elle repete regulierement « pretty » a Candice. Moi j ai droit a OGAO, qui veut dire « grosse tete ». Mesure a l appui, ses mains autour de mon crane, ils eclatent de rire en repetant OGAO !

On espere avoir respecter les coutumes de leur maisons, mais on repart avec le sentiment etrange de ne pas savoir si on a bien fait. Malgres notre attention aux details, les presents, j espere ne pas avoir commis de grosses bourdes. En surface rien ne perce, nos hotes semblent ravis. Mais rien n est sur.

Toute la famille nous raccompagne a la gare. Sur le quai, Aya et sa maman se mettent a pleurer. Le sens de l accueil du pays et de nos hotes est vraiment touchant.  On aimerait plus de temps pour decoder un peu plus les rapports humains. Le mystere est finalement plus grand a notre depart !


Les coups de cœur : Kyoto en Automne a velo ( on reve de la voir a la floraison des cerisiers ), le musee d Hiroshima.


Budget : 60 Euros par jours par personne


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Souvenirs de Chine  (Souvenirs) posté le mercredi 10 septembre 2008 21:52

La Chine, c est un pays a dix vitesses. C est difficile de parler d une Chine. La taille, les differences culturelles et economiques entre certaines parties sont tres grandes. Nous sommes arrives a Hong Kong. Depuis Delhi!
Apres deux mois en Inde, le contraste est extreme. Hongkong n est pas la Chine et ne le sera peut etre jamais vraiment. La ville est remplie de gratte ciel. On y travaille et on y vit. la baie grouille d activite jour comme nuit. A la sortie des bureaux, une maree humaine part faire du shopping. On voit des gens nettoyer une place publique avec un aspirateur, des rangees de joueurs de GameBoy dans le metro.

Clement nous emmene boire un verre dans un bar "independantiste" ou l on est fier de ne pas etre chinois et ou l on revendique son independance. On a parcouru les marches de CD/DVD de Mongkok, profite des iles entourants la ville, puis nous sommes partis pour la "vraie" chine.

Des le passage en Chine (il y a toujours des formalite de visa), il y a une grande difference: la communication devient plus difficile. Notre lexique est tres utile. On pointe du doigt des mots. On fabrique des phrases avec patience. A la gare, 1 guichet sur 25 parlotte l anglais. on nous l indique gentillement. On est rapidement dans le train pour le sud ouest de la Chine. 26 heures dans un compartiment unique: les trains n ont ici pas de compartiment fermable en 2nd classe. Toutes les couchettes donnent sur le couloir, et tout le monde cohabite comme cela. Le train est tres moderne, on voyage tres bien en essayant d imaginer ce qui nous attend a l arrivee.

Arrivee a Kunming, dans le Yunnan, et demie surprise: c est une grande ville comme on en connait beaucoup. Les grandes villes chinoises sont desormais modernes. Metro, beton, buildings, embouteillages. Tres peu, voir plus de velos. Il faut marcher au detour d un parc pour entendre les musiciens locaux, voir des retraites jouer au mahjong pour se sentir depayse.

La nourriture reste toujours un moment amusant de la journee. Allons nous essayer les pattes de poulet au gouter? Sommes nous tenter par cette fondue de viande/legume/poisson ce soir? Comment leur faire comprendre que l on ne mange pas tout !

De Kunming nous partons en altitude passer quelques jours a Dali et Lijiang, villes classees au patrimoine universel de l Unesco. La c est la surprise totale. Nous rencontrons un tourisme de masse. Peu d Europeens. la Chine compte desormais une classe moyenne de plus de 50 millions d habitants qui ont des moyens et visitent leur pays. De partout des bus, des avions arrivent, les gens ont des couleurs par groupe. les guides aboient dans leur megaphone. On recoit des medailles d'or a la chaine au sommet d une colline surplombant la vieille ville que tout le monde semble devoir escalader.

Le soir on croise des jeunes, cornes de diables lumineuses sur la tete, ivres mort. Ils vont de bar en bar. Le volume de la musique est au maximum, le tout en plein milieu de la vieille ville reconstituee en grande partie. On dort difficilement et on decide de changer de strategie: trouver plus d originalite en allant voir des endroits moins prestigieux et plus recules.

Apres avoir visite Chengdu et son centre de reproduction de Panda ultra-moderne, nous partons en minibus, sacs sur le toit sans savoir que la region serait ravage par un tremblement de terre quelques mois plus tards.

La semaine qui suit est extraodinaire. Des jeunes gens en jean avec portable, on passe a des facies du bout du monde, a des gens portant des peaux de yack. Melange Mongol, Tibetain et autres. Les petites villes du nord du Sichuan nous comblent. Seul point commun: de partout les hommes fument enormement.

Cette Chine rurale, calme est une belle surprise. les gens s amusent de notre presence. On "discute" longuement pour obtenir quelques informations logistiques. On marchandes plus serieusement qu en Inde. Il y a un peu plus de cinema, mais fort de notre experience cela se passe sans probleme. Nous arrivons toujours a une conclusion heureuse.
Les logements sont sommaires. il ne fait pas loin de 5 degres dans les chambres. Sous une pile de couvertures, on se rechauffe avec une couverture chauffante branchee sur le secteur. On s equipe de contrefacons locales (Northface etc) dans tous les magasins. Difficile au premiers abord pour une oeil non expert de differencier le vrai du faux. La contrefacon est generalisee. Nos biscuits Prince sentent le beurre de yack: encore des faux!

A Xiahe nous rencontrons la plus grande communaute tibetaine en dehors du Tibet, en Chine. Les moines sont partout en ville. Tout est paisble. Sous leurs habits traditionels sort parfois un Palm, un Ipod ou un portable. Le melange de tradition, de religion et de technologie est amusant. Ce n est que quelques mois plus tard, losrque les chars entrerons dans la ville et que l on denombrera plusieurs victimes, que je saisie la realite des choses.

Quelques jours a Pekin nous ramenent a la modernite. la ville se prepare activement pour les JO. Des hotesses accueuillent les touristes dans la rue. De panneaux destines aux chinois donne des consignes a suivre (ne pas cracher etc). Une forme de megalomanie se ressent. De la muraille - ancienne - aux nouveaux batiments, tout est dans la demesure.

On repart satisfait de notre voyage en Chine. le pays change rapidement et cela est perceptible. On est presque surpris de tant d ecart de developement dans un meme pays. On est effraye aussi par la facilite avec laquelle les chinois font table rase du passe pour construire leur futur. On a peur que de belles choses disparaissent pour de moins belles. Difficile de savoir ce qu en pense les gens. L ambition et la fierte nationale semble incontestable et inarretable. La force de l etat ne se ressent pas forcement dans les rues, mais plutot par l adhesion et l enthousiasme (de facade?) de la population.

 


Les coups de coeurs: HongKong la nuit, Xiahe, la muraille, le vieux pekin, les environs de Dali, Songpan, les dumpling, les marches


Budget: 28 Euro par jours par personne


 

 

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Souvenirs d Inde  (Souvenirs) posté le mercredi 10 septembre 2008 19:27

L Inde, c est incroyable. Cela a ete un grand depaysement. probablement le moment ou l on a ete le plus loin de toutes nos habitudes. Les gens, les decors, c est vraiment un autre monde.

En dehors de Bombay et Dehli, les femmes portent toutes des saris colores. les hommes portent la moustache, de courts cheuveux noirs et dodelinent de la tete. Le dodelinement melange le oui et le non. c est un aller retour droite gauche droite du haut de la tete qui a de multiples sens selon la situation. Avec l habitude, en observant bien son interlocuteur, on peut deviner si: il nous faut attendre / revenir demain / demander a quelqu un d autre / Abandonner.... C est une communication differente, on ne dit jamais vraiment non franchement. On cherche une solution. On brode. On attend. Tout se fait pour nous dans un anglais rudimentaire, teinte d un fort accent local. je m y suis fait et j ai garde l accent pendant quelques semaines apres notre depart d Inde!

Le pays est immense. Nous l avons parcouru du sud-est au sud-ouest puis du sud-ouest au nord.

En train principalement pour les grands trajets. Des trains lents, archi-bondes et souvents tres sales, dans lequels nous avons pris place pour des voyages de 12/15/25h...

En bus avec de belles couleurs aussi, pour les trajets plus courts. Les routes sont tres accidentees et dangeureuses. Rarement plus de 4h de trajets. En ville, nous nous sommes deplaces essentielement en TukTuk, petits vehicules bon marches, flexibles et a fortes sensations. Les conducteurs sont a la fois de gentils petits filous et de precieuses sources d informations locales. Avec eux c est toujours une version inedite et surprise du "ou se loger", "ou manger" et "ou sortir". On marchande tous les prix de transport, de logement, toujours dans la bonne humeur. C est un vrai jeu, avec un peu d experience on joue relativement bien.

Le transport reflete le pays, il n y pas de regle, tout se fait a l oreille. D ou un vacarme permanent. Et pourtant tout est fluide. On anticipe, on klaxone, on ralentit, on klaxone, on s intercale, on klaxone. Au debut cela est tres impressionant. On pense avoir un accident a chaque intersection.

Heureusement chaque vehicule est protege par les trois religions du pays: une vierge, un ganesh et un croissant d or. Les figurines cohabitent au moins facilement sur les tableaux de bords.

Les temples sont nombreux dans le pays, le tourisme religieux est tres pratique. On voyage pour aller dans un temple, beaucoup de pelerinages de toutes proportions. En suivant les coutumes de base (pas de chaussures, de photos, etc) nous sommes facilement acceptes dans ces corteges.

En villes et villages, nous sommes facilement reperes et une vrai source de curiosite pour les gens. On nous sourit, nous court apres. On nous pose des questions, les plus fortunes nous prennent en photos.

Les plus pauvres, les plus nombreux, mendient. Dans les villages et campagnes, la pauvrete est moins perceptible: des habitations rudimentaires, quelques animaux, arbres, epices... Avec peu de choses les gens nous apparaissent moins demunis. En ville, les enfants sur les trottoirs, les bidonvilles, tout est plus choquant et dur a accepter.

En tout et pour tout, nous sommes restes moins de deux semaines dans les grandes villes (Madras, Bombay, Dehli). On a favorise les petites villes, villages et parcs naturels pour ne pas etre trop ettouffes par une certaine facette dur du pays.

Au final il me reste un souvenir genial de ce pays. Les singes, les vaches en libertes en ville. un dromadaire qui rentre dans une gallerie marchande climatisee. Des etalages d epices, des marches animes, des decouvertes culinaires quotidiennes. Les couleurs, les sourires, la natures, les problemes et les solutions exotiques. Le pays et les gens s ajustent en permanence sur les besoins de l instant.

On le ressent a petite et grande echelle: de partout s allient modernite, tradition, creativite et bricolages des plus basiques. Et tout fonctionne d une maniere ou d une autre. Un depaysement total qui ne peut pas laisser indifferent!


 

Les coups de coeurs: Cochin / Varkala / Mysore / Hampi / Pushkar / Taj Mahal


 

Budget: 15 Euro par jours par personne


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