Nous sommes arrives a Phnom Phen depuis le Vietnam. Les formalites d immigration se sont revelees etre tres faciles. Nous avons fait cela a la frontiere meme, en 20mn.
Phnom Phem est une ville un peu deglinguee. Certain coins sont renoves, mais dans l ensemble, il y a surtout de vieux batiments en beton sans charmes. Nous ne nous attardons pas. Mais nous remarquons de suite que les gens ont le sourire. Le contraste est grand avec le Vietnam. Nous redevenons une curiosite. On voit aussi que les gens sont pauvres. Les facies sont tres interressant. Apres etre aller en Inde, puis en Chine, je trouve que les gens sont un veritable melange des deux. Puis je realise que la region s appelle logiquement… l Indo-Chine !
On remarque egalement que la majorite est composee de jeunes. Lorsque l on croise des personnes plus agees on pense a ce qu ils ont vecu, vu. On lit que les boureaux d hier sont en tres grande parti impunis et cohabitent au quotidien avec leurs anciennes victimes. Rien n est perceptible, mais le savoir est troublant.
A la descente du bus nous sommes assaillis par des tuk tuk locaux. On pretend savoir ou l on va, histoire de prendre un peu nos distances. La foule nous suit - rate. On fini par monter dans un vehicule qui, pour 1$, nous amene a notre hotel qui se revele etre … 100m plus loin. Il est mort de rire, nous aussi. Le petit filou.
Au Cambodge il y a trois rentrees principale de devise etrangeres pour le gouvernement : Phnom Phen, Sihanoukville, et Siam Reap. Entre ses trois villes les routes sont bonnes et l on trouve facilement des bus.
Sihanoukville, au sud, est la station balneaire du pays. L endroit ou les expats viennent prendre le soleil et profiter des plages de sable. Nous sommes descendus passer Noel las bas.
La route entre Sihanoukville et Phnom Phen a ete construite par les chinois, de maniere a faciliter les arrivees de marchandise par la mer dans le pays. La Chine investit maintenant pour relier le nord du Cambodge au Laos et a son territoire.
En ville, nous nous excentrons du bord de mer plus touristique pour se poser au pied d une colline, devant l ocean. On est content de nous. L endroit est superbe, l eau est a 34. Il y a peu de gens et on se promene facilement en moto dans les environs.
Nous avons d abord hesite a louer une moto a notre hotel, car la police – corrompue - est reputee pour arreter les touristes et demander des sommes pour des motifs exotiques. Apres s etre renseigne, il apparaît que l hotel paye la police en avance et que celle-ci, en retour, laisse les vehicules de l hotel circuler paisiblement. La corruption pre-payee, quelle invention ! Nous n auront aucun probleme de ce type durant notre sejour.
La vraie ombre au tableau est autre : le quartier proche de notre hotel s est vu transforme l annee derniere en centre de bar a filles. Aucune indication de ce changement dans nos guides. Apres y etre arrive par hasard le premier jour, nous l evitons. Les cliches sont tous la, on y voit de gros et gras europeens entourees d asiatiques « deguisees » avec talon et minijupe. Le clou est que l on apprend plus tard que les personnes qui ont ouvertes ses bars sont des francais. La honte.
On croise d ailleurs d autres europeens « echoues » - et un peu en fuite - a Sihanoukville, ils gerent des guesthouses, des pizzerias ou ne font rien. Tous disent quand meme que « c etait mieux avant » et ont peur du development actuel du coin. Leur bon filon semble s epuiser, de nouveau hotel luxueux sont construits par les russes, le port se developpe. De notre cote nous craignons que le pays suive l exemple de la Thaïlande et son tourisme sexuel.
Nous partons ensuite visiter les temples d Angkor a Siam Reap. On retrouve un tourisme international. La ville de Siam Reap semble etre en plein essor, decidee a exploiter au maximum son potentiel touristique dans les annees a venir. Nous sommes en fait surpris que cela ne soit pas deja le cas. Nous visitons les temples sur trois jours. Certains sont tres populaires, d autre desertiques. Le site est immense. Tous sont splendides. Les gravures sont incroyablement preservees.
Une fois notre visa recupere a Phnom Phen, nous partons ensuite pour le Laos en suivant le Mekong. Ces etapes moins touristiques sont d un grands calmes. En ville, il ne se passe rien, en debut de soiree les gens se reunissent pour boire des bierres pres du mekong et jouer, aux cartes, aux footvolley etc. Tres peu de touristes. Plutot des sacs a dos. Il n y malheuresement plus de bateaux de commerce remontant le fleuve. Tout se fait desormais sur la route. Nous prenons donc des bus, camionettes etc.
Arrivee a la frontiere il n ou faut alterner bateaux, minivan et camionette pour entrer au Laos. La route est mauvaise. Faire ces quelques kilometres nous prendra la journee. On quitte le pays content. On se dit que avec un peu plus de temps, en ciblant les parties moins touristiques et plus difficiles d acces on pourrait decouvrir un autre Cambodge.
Nous ne resterons que 2 semaines au Laos. La bas nous retrouvons la meme situation qu au Cambodge : il n y a qu un seul axe routier qui traverse le pays et en sortir demande beaucoup de temps et d energie.
Nous remontons donc le pays sur son axe principal, du Sud au Nord pour rallier Luang Prabang. Entre temps nous faisons une halte a Vang Vieng. Vang Vieng est un exemple typique de mauvais tourisme.
Quand un pays est prêt a tout pour attirer les touristes et leur devises, cela donne un endroit comme cela. Ici on est en plein fantasme adolescent. La rue principale est remplie de bars passant des series US en boucle. On peut voir Friends par exemple, installer sur des banquette en mangeant des gateaux a la majijuana a longueur de journee. L attraction locale est la descente de riviere en bouee. Sur le chemin de nombreux bars jouent de la musique rock, reggae ou techno a fond et propose de l alcool et autre drogue a bon marche. Resultat ? Une foule de jeune entre 18 et 21 ans vient « s eclater » a Vang Vieng .
On profite de l endroit, naturellement magnifique, en se tenant eloigne du delire locale. Trop vieux ? Trop mures ? ( ah ah
) ce tourisme la ne nous attire pas.
A Luang Prabang nous retrouvons un tourisme plus mature. La ville, avec ses monasteres, ses temples et son histoires est magnifiques. On a l impression de retrouver les parents des gamins se defoncant a Vang Vieng.
Nous quittons l Indochine a Bangkok, apres quelques masages de grandes qualites. La pauvrete du Cambodge et du Laos expose ses pays a un tourisme minable. On s inquiete un peu. On espere que, pour continuer a se developper economiquement, ces pays ne vont pas trop s abaisser a satisfaire les instincts les plus basiques des touristes. Ces pays, de part leur culture, leur nature, et leur histoire ont tellement plus a offrir ! Un autre voyage ici nous tenteras surement, avec plus d experience nous pourrions cibler des parties plus traditionnelles du pays. Partie remise !
Coups de coeurs: Sihanoukville, les temples de Angkor, la remonte du Mekong, les 3000 iles a la frontieres Cambodge/Laos, Luang Prabang
Budget: 15 Euros par jour et par personne





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